8ème participation et 8 fois à l'arrivée pour Jean. Il termine 10ème de cette nouvelle édition dans le temps de 11h17 et monte en plus sur la plus haute marche du podium V2.
A suivre le CR.
Bravo
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
8ème participation et 8 fois à l'arrivée pour Jean. Il termine 10ème de cette nouvelle édition dans le temps de 11h17 et monte en plus sur la plus haute marche du podium V2.
A suivre le CR.
Bravo
Samedi 26 mai à 5h, ils seront plus de 260 traileurs sur la ligne de départ du Grand Raid 73. Au milieu de tout ce petit monde, on retrouvera le Chamois pressé, notre Jean d'Aiguebelette venu peaufiner sa préparation à l'Etoile Savoyarde.
Ils devront parcourir 73km et grimper 5200m de D+, franchir plusieurs cols afin d'être finishers.
Je serai parmi eux mais en tant que supporter et reporter, à suivre.
Bonne chance à Jean.
C’est vrai, chacun le sait dans le monde de l’ultra, rien n’est jamais acquit et bien prétentieux celui qui peut penser le contraire. Garder toujours la plus grande humilité pour affronter ces challenges, mais je crois surtout qu’il faut rester très serein devant nos défis.
Et c’est bien dans cet état d’esprit que je me retrouve le 12 Mai 2012 à 06h00 du matin sur la ligne de départ de l’Ultr’Ardéche avec une petite centaine d’autres fous venus de la France entière.
Le challenge cette fois va consister à parcourir 212 km sur mes routes Ardéchoises avec seulement quelques bosses et quelques descentes…. Une vraie partie de plaisir donc …. Notre défi à tous sur cette ligne de départ, c’est bien je crois, réussir ce que beaucoup considère comme pure folie. Mais que serait le plaisir de réussir sans tous ces instants de partage avec vous tous, mes compagnons de route et surtout vous mes frères Chamois, Tib, Titi et toi maintenant mon fyfy le Coyotte.
J’ai droit en plus à un accompagnateur de luxe : mon juju va me suivre pendant toute la course, tout ce dont je pourrais avoir besoin est prêt dans la voiture (y compris le réchaud pour faire un petit plat chaud si besoin, une petite purée par exemple !!!) Et il sera là à chaque instant, pendant toute la course, attentif à tous nos besoins, de jour et toute la nuit.
Je pars vraiment avec l’esprit très serein, un peu habitué maintenant à cette distance, mais néanmoins sans aucune certitude de ce qu’il va pouvoir m’arriver dans les prochaines 36h. Mon challenge est simple : rejoindre l’arrivée dans les 36h.
Je pense avoir fais le maximum au cours des dernières semaines pour arriver au départ avec la meilleure condition physique possible, et en particulier une semaine bien chargée il y a un mois (environ 180km) puis une reconnaissance de 160km du parcours en deux jours il y a trois semaines. La machine est donc prête à affronter les montagnes Ardéchoises.
Je vais parcourir les 212km en compagnie de mon ami Patrice, un passionné du Désert comme moi que je retrouve tous les ans et avec lequel j’ai déjà parcouru le Désert blanc en Egypte, le Ténéré au Niger et le Sud du Maroc. Un compagnon d’une grande humilité et toujours disponible pour rendre service. Nous nous connaissons très bien tous les deux, et je crois de valeur sensiblement identique. Je serais un peu son guide, son Road book puisque je connais pratiquement tout le parcours dans ces moindres détails. Pas besoin donc pour nous d’être attentif aux fléchages mis en place par Laurent.
Un rythme régulier, comme des métronomes tout au long du parcours. A aucun moment, autant pour lui que pour moi, un moins bien physique. Les kilomètres défilent sans à peine sans rendre compte. Nous voilà déjà au pied du Col de l’Ardéchoise, la première difficulté du jour, après une cinquantaine de km dont près de 25 sur l’ancienne voie ferrée (bonne idée d’avoir mis les chaussures de trail …. N’est ce pas mon Tib…). Au début du Col, je retrouve Titi, qui un petit moins bien. Je repars un moment avec lui, c’est bon, il a remis le pied à l’étrier.
Notre méthode est très simple avec Patrice : dès que çà monte un peu trop, on marche à bon rythme ; sinon on avance à environ 9km/h. Pas de stress, il faut rester zen.
Arrivée à Borée en à peine 9h, nous avons un peu d’avance sur le timing que j’avais envisagé lors de ma reconnaissance (prévisionnel à 09h30 à ce poste). Pas de bobos, et je n’ai vraiment pas l’impression d’avoir parcouru déjà 70km !!! C’est tout bon.
Direction le Gerbier des Joncs que nous allons atteindre dans la brume. Pas grave, le soleil est dans nos cœurs. Je retrouve dans la descente mon Tib et nous allons rester un long moment tous les trois ensemble ; des instants de plaisir et de partage tellement fort, sans pourtant échanger beaucoup. Mais c’est ma nature, je ne suis pas un grand parleur. Passage au 100é km en 11h45.
Lolo nous l’a dit, la course commence au 114é km….
Et oui on attaque maintenant le Col de Juvinas, pas très long mais vraiment un peu raid. Toujours la même discipline avec Patrice, marche rapide et footing dès que c’est possible. Au milieu du Col, je retrouve mon coach Bertrand qui à des problèmes de dos. Malheureusement, il devra lâcher prise un peu plus loin. Un peu de répit jusqu’à Antraigues avant d’attaquer la montée vers le Col de la Fayolle. Cette partie de course je l’ai faite au moins quatre fois au cours des derniers mois !!!! je ne suis donc pas surpris. Et çà monte, croyez moi en permanence pour ainsi dire …Petite pause à St Joseph des Bancs où mes deux filles tiennent le stand de ravitaillement. Moment très fort d’échanges avec elles bien sûr. Je retrouve également à ce CP d’autres amis du club qui sont venus nous encourager. J’aime ces moments là ou j’éprouve vraiment un sentiment de communion très fort avec tous.
Que ce passe t-il ? Je n’ai toujours aucun problème physique, et je n’ai vraiment pas le sentiment d’avoir déjà parcourus plus de 130km. C’est un vrai régal de pouvoir continuer ainsi, aucune douleur musculaire que ce soit aux cuisses, aux mollets ou aux articulations.
Et c’est reparti pour la suite du menu … je booste un peu mon ami Patrice aux ravitaillements, on ne traine pas, on a de la route à faire !!!
Il « parait » qu’il a fait froid et avec beaucoup de vent …..
Je dois vraiment être un peu cinglé …. Je n’ai jamais eu cette sensation dans cette fin de course. Juste un petit arrêt en cours de nuit pour mettre les gants et un manche longue tout comme Patrice d’ailleurs.
Vers Gluiras, je vais également retrouver Jean Claude. Il se plaint d’une ampoule à la plante du pied. Mais quel guerrier, et un homme au grand cœur, toujours discret et là encore d’une très grande humilité. Pourtant croyez moi c’est un tout bon. Il s’est lancé ce grand défi malgré une petite expérience des épreuves longues mais je n’ai aucun doute sur sa réussite.
Nous voilà arrivé à la dernière difficulté, le village de Chalancon après une montée de 7km faite tranquillement en alternant course et marche en fonction de la pente. Je retrouve un peu plus loin mon ami Philippe qui est venu à ma rencontre en vélo. Pas si simple le dernier tronçon, avec un faux plat jusqu’à Vernoux puis la montée vers Boffres !!!! C’est tout plat qu’il me dit …. Bien sûr ….
Alerte, deux autres coureurs reviennent sur nous. Le moteur est un peu grippé … il a trop ronronné… je ne peux plus accélérer pour essayer de garder notre 9é place. Je m’en veux, nous aurions certainement dû forcer un peu plus avant pour prendre nos distances. Et je m’en veux surtout pour Patrice, toujours aussi facile. Mais bon, pour moi c’est vrai, l’important n’est pas là.
Nous franchissons ensemble la ligne d’arrivée après 27h24 de course, avec un plaisir tellement grand.
Je retrouve tout le monde sur la ligne d’arrivée, heureux de pouvoir partager ce moment là avec chacun. Titi aussi est là, toujours soucieux de partager le plaisir des autres même s’il n’a pas réussi cette fois. Si tu es d’accord Titi, la prochaine fois on l’a fait ensemble, du 1er au dernier km. Ce sera vraiment un grand honneur et bonheur pour moi de pouvoir partager avec toi ces moments là. Puis ce sera aussi l’arrivée de mon Tib et de mon Fyfy. Un bonheur immense à leur arrivée et tellement d’émotions parfois pas trop contenues ….
Au-delà de la réussite, et combien plus important à mes yeux, j’ai vécu avec vous tous, Tib, Lolo, Nono, Titi, Didier, Gite, Coyotte et mon juju, un week-end fabuleux de partage et d’amitié.
D’autres pensées m’ont aussi guidé pour une fois de plus aller au bout de ce qui peut sembler parfois inaccessible. Des pensées de partage et d’amour avec ceux que j’aime et tous ceux qui traversent parfois dans la vie, des moments difficiles.
Merci à vous tous,
L'Ultr'ardèche étant trop courte pour s'éclater, nos deux frères Bip Bip et Coyotte ont jeté leur dévolu sur le french ultra festival d'Antibes. On se rassure, ils ne se sont pas inscrits sur le 6 jours ... par manque de temps mais seulement sur le 48h. Le départ est fixé le 07 juin, oui oui, c'est très proche, à 16h.
On sera une nouvelle fois derrière eux pour les encourager.
Tibo
Photo archives
La 39ème montée à la croix du Nivolet est à mettre à l'actif de François qui améliore son temps de montée de 2' soit 1h04' depuis le début du sentier. Mais où va-t-il s'arrêter, et pour clôturer le tout, il rentrera par le Sire.
Bon la prochaine fois, je monte avec toi François mais tu iras un peu moins vite.
Un grand bravo au Chamois rieur.
N'oublions pas que la maladie ne touche pas que les autres
Derniers Commentaires