Pour une 1ère édition, notre ami spartathléte Laurent Bruyère peut être fier du succès annoncé de son épreuve. Il fait carton plein en quelques mois et je suis sûr qu'il refusera du monde.
Au vue de la liste des inscrits, on est ébloui par le palmarès de certains et on se doute que la bagarre fera rage en tête de course.
3 Chamois, 2 sympathisants Chamois et leurs accompagnateurs seront présents à l'Alboussière le 12 mai à 6h. Il va y avoir de l'ambiance sur les petites routes ardéchoises.
Les 36h ne seront pas de trop pour boucler la balade de 212km et 4150m de D+.
Maintenant, il n'y a plus qu'à monter et descendre pour s'habituer à ce parcours casse pattes. C'est ce que j'ai fait le week end dernier avec les Chamois nantais..
Le tirage au sort de l'UTMB a souri aux Chamois du Nivolet, ce rendez-vous international de l'ultra comptera fin août 5 Chamois sur les différentes lignes de départ.
Maintenant, il ne reste plus qu'à se préparer en montant au Nivolet. Mais, comme le dit Seb Chaigneau, avec le plaisir, on arrive à tout.
Maintenant que l'on a fait 5 sur 5 avant le départ, on fera 5 sur 5 à l'arrivée, je vous l'assure.

Le 22 janvier 2012
PATRICE BRAEMS : ce texte a été enregistré et vous est proposé dans son intégralité sans aucune modification.
Préambule :
Nous Voilà aujourd’hui en compagnie de Sébastien Chaigneau qui nous accorde un moment privilégié en répondant à quelques questions à destination des Chamois du Nivolet mais aussi à tous ceux qui utilise notre blog et l’action menée par l’association.
C’est dans le cadre de la journée « COURIR ET DECOUVRIR » organisée par notre ami Philippe DELACHENAL, et en souvenir de notre compagnon WERNER SCHWEIZER disparu récemment qu’a été organisée cette très belle journée.
Sébastien repondra de manière très spontanée avec un sourire qui en dit long sur son plaisir d’être là et l’œil qui pétille. Je ne vous cache pas que mon cœur bat la chamade à avoir le privilège de partager ce moment unique avec ce monument de la course de montagne.
PB : Tout d’abord, bonjour « SEB » et merci de nous accorder un peu de ton temps.
SB : Bonjour,
Ma première question sera : Sébastien Chaigneau aujourd’hui au milieu de coureurs lambda : pourquoi ?
SB : et bien déjà pour Werner qui était pour moi quelqu’un d’absolument fabuleux, un chef de file de la course nature et c’était vraiment un ami avant tout.
Son départ, n’est pas un départ total, je sais que moi je l’emmène avec moi un petit peu partout. Nous avons appris son départ alors que nous étions en Australie et depuis ce jour, il ne m’a pas quitté…il m’a bien aidé sur l’UTMB cette année donc c’était logique aujourd’hui de venir lui rendre hommage.
PB : c’est donc bien dans l’esprit qu’était organisée cette journée par notre ami commun Philippe. Y aurait-il une chose ou une phrase que tu retiendrais d’abord de cette journée et ensuite et de notre ami Werner
SB : alors une phrase, le parcours d’aujourd’hui était vraiment très très beau, un très joli parcours de découverte qui n’est jamais trop trop dur avec beaucoup de relance, très sauvage.
Par rapport a Werner, c’est le fait qu’il nous manque un peu, qu’on l’aura toujours au fond de nous, au fond du cœur et qu’on le garde au fond de nous et qu’on l’aime comme il était. On le transporte, on court encore avec lui mais je pense que là-haut il court encore beaucoup et un jour on ira le rejoindre pour reprendre à trottiner encore avec lui.
PB : effectivement, nous n’avons pas l’impression qu’il nous a quitté, en tout cas aujourd’hui, c’est quelques chose d’assez fort.
Tu as couru aujourd’hui un bon moment avec Jean-Hugo Hoareau, peux tu nous expliquer comment s’est passé votre collaboration sur le parcours.
SC : oui, nous avons passé un bon petit moment ensemble, on s’est perdu ensemble aussi d’ailleurs (rire) à cause d’un petit débalisage sauvage mais rien de bien méchant, on est allé visiter d’autres secteurs (!!!). Ca nous a permis de faire connaissance car c’est vrai que l’on ne se connaissait pas et puis c’est vrai qu’on a continué un petit peu chacun à notre rythme puis on a fini, pas tout a fait ensemble mais quasiment ensemble..notre sortie m’a permis de retrouver un peu le soleil de la Réunion et de la diagonale dans les discussions donc c’est sympa.
PB : Jean-Hugo Hoareau, les Chamois du Nivolet, est-ce que c’est une association que tu connais ?
SC : oui bien sur, c’est une association que je connais, comme j’en connais pas mal sur le secteur…ce qui est bien c’est de ne pas courir seul, les regroupements sont des moments plus sympa à passer ensemble, c’est plus motivant pour s’entraîner. Je sais que moi je suis assez seul à ce niveau là et c’est plus amusant, ça permet de discuter et de passer les kms plus rapidement et très tranquille quoi.
PB : justement, à ce niveau là, j’aurais voulu te préciser ou te l’apprendre, c’est que tu as en commun avec notre association cette générosité. Nous avons un dicton : un peu de soi, beaucoup pour la vie…tu as aussi, cette générosité en toi : qu'elle soit dans l’effort ou dans la gentillesse, la preuve en est, cette interview que tu nous accordes…ca te parait pourtant normal..
SC : ben…ouai….
PB : ….oui, mais cette générosité te distingue quand même pas mal des autres coureurs, nous t’en sommes vraiment très reconnaissants au titre des Chamois bien sur mais aussi au titre de l’ensemble des traileurs, ne serait-ce que part ta présence aujourd’hui avec nous. Ma question est donc : comment vis-tu cette notoriété qui est énorme et qui te laisse humble malgré tout.
SC : je pense qu’il faut rester humble par rapport au terrain de jeu, par rapport à la montagne,
Par rapport à tout ce qui nous environne, par rapport aux autres aussi, il y a des jours avec ,des jours sans : il faut rester lucide. Moi, le seul objectif que j’ai par rapport au trail, mis à part le fait de prendre du plaisir, c’est de faire sortir de l’anonymat cette activité sportive parce que les gens dépensent énormément d’énergie, passent énormément de temps sur les sentiers pour acquérir une certaine expérience et pour se faire plaisir. Maintenant ce que je regrette le plus, c’est ….(.il marque un long moment de réflexion…) que ce soit plus médiatiser n’est pas le mot, mais tout au moins plus reconnu du sport en France et dans le monde. C’est une activité où il faut passer énormément de temps à l’extérieur. C’est celà la seule motivation, évidemment, mis à part, la famille, les animaux, l’environnement et les rencontres. C’est pour cela qu’il faut savoir rester humble et lucide même si j’ai la chance de pouvoir en faire mon métier. Mais j’essaie d’en faire profiter autant que possible, cela permet de voyager, de provoquer des vibrations, nous l’avons encore vécu cette année sur le Mont Blanc, elle génère et fédère les gens et c’est bien ça le plus important.
PB : et bien voilà, on retrouve à nouveau ta gentillesse, ta disponibilité.
Et maintenant, sur le plan sportif, quels sont tes objectifs ?
SC : en terme d’objectifs, je reste aussi assez lucide, il faut que chaque jour et chaque entraînement reste un nouvel objectif et qu’en terme de course, je vais avoir 4 objectifs principaux avec les quelques épreuves qui s’intercaleront :
La Transe Grande Canarias aux iles Canaries
UTMF :L’ultra trail du Mont Fuji (sponsorisé par the North face)
UTMB : Ensuite le tour du Mont Blanc, bien sur
Puis à SAN FRANCISCO pour la finale du challenge North face
Voilà les grandes lignes de ma saison, bien sur sans blessure et sans soucis particulier. Mais bon, faut savoir aussi s’écouter de temps en temps.
PB : merci beaucoup SEB,
Si tu avais une dernière phrase, quelque chose à ajouter, une question que je ne t’aurais pas posée, que souhaiterais-tu nous laisser comme message ?
SC : le seul message que je pourrais vous laisser c’est prenez du plaisir, tout le reste, ce qui est résultat etc.…reste anecdotique. Si vous prenez du plaisir, votre course est obligatoirement gagnée, votre entraînement est obligatoirement gagné.
Après : PRENEZ DU PLAISIR, c’est tout
PB : et bien voilà, nous venons de nous trouver un second point commun : prendre du plaisir.
Merci encore Sébastien de nous avoir accordé ce long moment d’interview
SC : merci à vous et à très bientôt sur les sentiers
Prés de 30 coureurs s’étaient donnés rdv chez notre ami Philippe en ce matin brumeux aux portes de son « modeste château » de la Batie.
Une journée un peu particulière puisqu’elle nous permettait de rendre hommage à notre ami Werner. Chacun, à sa façon, aura pu témoigner et remémorer celui qui nous aura accompagné voire, emmené sur les sentiers de Savoie, France et d'ailleurs…
L’ambiance était énorme, chaleureuse, qui n’aura eu d’égal que l’émotion dégagée par la présence de Jacqueline, son épouse et le témoignage poignant de Sébastien Chaigneau présent pour l’occasion.
Le souvenir de Werner, présent l’année précédente, nous a emmené sur l’itinéraire tracé par Philippe. Au programme 25km et 1300m de dénivelé. Une promenade pour certains, un bain de boue pour d’autres mais vraiment de la bonne humeur pour tous.
Les turbos du jour, Seb Chaigneau et Jean Hugo Hoarau, auront eu vite fait de boucler ce tracé sauvage et ludique…mots emprunté à SEB !!! malgré l’absence regretté de philou Rosier que la météo a empêché de nous rejoindre en vélo comme prévu (depuis Genève), nous avons eu droit a une belle brochette de coureurs et coureuses…tel Martine Volay qui nous a également rejoint, Marco de Nice ( et non pas Brice…), Jérome de la Savoie du haut !!! (et dans le top 10 de l’UTMB..) et Gilles, le coureur qui se dit anecdotique mais qui n’en pouvait plus de remercier son copain FRED de l’avoir emmener dans un tel endroit.
Après les turbulences des sentiers boueux et parfois rendus torrent par les dernières pluies, un grand buffet attendait tous les participants de cette journée… Le brouillard s’en était allé, les gouttes de pluie arrêtées et au moment du premier service, le vent avait poussé les nuages…non, ne croyez pas un instant que la météo avait été commandée pour l’occasion.

Je soupçonne WERNER d’avoir de son souffle légendaire participé à cette journée. Oui, il était là. Il a à nouveau, comme il l’a fait en d’autres temps, baigné de soleil les traileurs ici réuni, rien que pour lui. J’en veux pour preuve, le témoignage de SEBASTIEN, qui, aux cotés de Jacqueline, nous raconta ses multiples expériences au coté de Werner. A ce moment là, et uniquement a ce moment, quelques gouttes de pluie ont baigné la tablé des amis réunis. Ce sont les larmes que Seb n’a pas souhaité verser mais qui ont touché chacun de nous.
Merci Philippe de nous avoir permis de revivre ce moment de partage.
Merci Seb,
Merci Jacqueline,
MERCI A TOUS D’AVOIR CONTRIBUE DE PRES OU DE LOIN A CETTE JOURNEE DE SOUVENIRS.
Salut WERNER….
N'oublions pas que la maladie ne touche pas que les autres
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