En ce premier jour ensoleillé de l’automne, je pars aux aurores de Chapareillan (285m) à la rencontre des hauts plateaux du Mont Granier (1933m). Muni des bâtons, camel back et frontale, je commence ma montée « infernale » en direction de la Porte de l’Alpette. Au détour d’un virage, des yeux brillent dans mon faisceau lumineux, rien à craindre, c’est un cousin de Diégo. Je ne suis pas totalement réveillé et loupe la bifurcation pour Bellecombe. J’en suis quitte pour un détour de 2km, pas grave quand on aime, on ne compte pas..
Les premiers rayons de soleil illuminent la forêt, la piste fait place à un petit sentier où mes velléités de coureur vont s’éteindre. J’ai bien fait de prendre les bâtons, ils me sont d’un grand secours surtout que la séance de la veille avec Hérald m’a laissé quelques traces.
Je débouche après 1h40 de montée à la Porte de l’Alpette (1485m), les jambes sont lourdes mais le plaisir d’être là gomme les mauvaises sensations. Les alpages s’offrent à moi, les lances de Malissard pointent leur nez, le silence m’entoure, quelle chance d’être là.
Le Pas des Barres s’annonce, impossible d’utiliser les bâtons, mes mains me sont d’une grande aide. J’adore ce passage à la limite de l’escalade, j’en ai même oublié mes douleurs musculaires. Tellement oublié qu’à la sortie, je ne vois pas le balisage et pars sur une sente légèrement descendante. Le temps que mes neurones fatiguées s’aperçoivent de l'erreur, j’ai déjà fait 500m. Le demi tour s’impose, je suis frustré car « se planter 2 fois » en 2h n’est pas de moi, mais je me fais à l’évidence. Je retrouve les hauts plateaux mais éprouve des difficultés à courir parmi tous les lapiazs. Le cairn du Granier se profile, chouette après c’est la descente. Je passe à la croix en 2h45, je n’ai parcouru que 13km !!! mais avalé 1700m de D+.
La descente par le Pas de la Porte est de toute beauté, dommage qu’elle soit glissante, m’empêchant de me laisser aller. Je reste très prudent et c’est tout aussi bien car au gré d’un virage, une nouvelle bosse de 200m de D+ me rappelle à l'ordre. Les derniers km me paraissent interminables mais je retrouve rapidement le bitume, signe que l’arrivée est proche.
Au final, très belle sortie de 23km avec 2000m de D+, le tout en 4h !!! Et oui, ça calme La Chartreuse, celle où l’on court, pas celle que l’on boit, bien que.. La 1ère se consomme sans modération, ce qui n’est pas le cas de l’autre.

Prochaine sortie avant l’ultra des Templiers, le sommet des anneciens, La Tournette (2351m) depuis Talloires (450m) soit 22km A/R, avis aux amateurs.
Afin de peaufiner leur préparation pour le Trail de Belle Ile en mer du 18 septembre, les deux chamois traileurs Thierry et Ronan se sont offerts une petit virée de 34km sur le sentier douanier de PORNIC.
Du vrai bonheur dans un cadre toujours aussi magnifique, le tout en moins de 3h. Thierry, en pur montagnard (eh oui après 3 semaines de vacances en altitude, ça aide) en "rajoutait une couche dès que ça montait", il est en forme notre Titi. Ça promet pour Belle Ile. Enfin une belle sortie comme on les aime entre copains.







Après avoir testé en juillet une paire de Mafate HOKA gentiment prêtée par Didier de SPORT2000, je me suis fait un gros plaisir en en commandant une paire. Je les ai reçues hier et essayées dans la foulée.
Au déballage, la qualité de fabrication saute à l'oeil mais bon ça ne fait pas tout, maintenant place à l'essai.
Dès qu'on les enfile, on est tout de suite conquis par le confort et la légèreté (320gr). Je suis parti sur un parcours vallonné de 15km avec 600m de D+, 90% de chemin avec quelques portions de descentes bien caillouteuses.
On trouve tout de suite un bon maintien du pied et beaucoup de stabilité. On ne sent pas du tout les cailloux et c'est vraiment très plaisant surtout dans les descentes. Là, on peut envoyer, pas de soucis, pas besoin de faire vraiment attention où l'on pose les pieds. C'est vraiment très impressionnant, je pense que même mon ami "le boulet" aimerait descendre avec...
L'impression de souplesse permet aussi d'accélerer sans rester scotcher au sol.
En conclusion, mon premier essai a été plus que concluant. Je vous rassure quand même, ce n'est pas elles qui me feront suivre Ludovic POMMERET, dommage.
Le seul bémol est le prix un peu élevé (149 euros) mais bon il faut voir à l'usage car certaines chaussures sont beaucoup moins chères mais elles explosent au bout de 500km (j'en ai fait la douloureuse expérience cet été avec une Attack6 d'ASICS).
ST CYPRIEN SUR DOURDOU - CASSAGNES-BEGONHÈS 58km / 860m de D+
Cette étape 100% aveyronnaise a vu le retour de la chaleur et du soleil mais aussi l'abandon au 3ème km de Jean Claude Colliou, nous pensons bien à lui si prêt du but.
La journée a été également difficile pour les leaders homme et femme, en effet Didier Cartreau blessé à la cuisse a du se résoudre à marcher et a laissé filer 50' au profit de Jan Nabuurs qui n'est plus qu'à 40' de la première place. En n'en pas douté, la bataille pour la première place va s'engager dès demain matin, il reste encore 3 étapes, tout est possible. Brigitte Bec, en panne d'énergie, a vécu aussi une journée de galère en terminant 36ème en 8h20.
Notre warrior Éric continue sa marche en avant sans se poser de questions, il termine 6ème en compagnie du suédois Andresson dans la bon temps de 5h46.
Laurent voit se rapprocher de plus en plus le bonheur d'être pour la première fois étoilé, tout va bien, il franchit la ligne 9ème en 6h03.
Nous sommes tous derrière vous.
Vous vous êtes délectés avec les photos de notre week end off, maintenant voici la vidéo, bonne lecture
La presse spécialisée préconise de plus en plus la réalisation de week-ends chocs durant les préparations de courses d’Ultra, c’est pourquoi nous avons choisi d’effectuer une sortie de trois jours de rando course typée montagne, le tout sous le signe de la convivialité et sans prise de tête.
Une petite mise en jambes le vendredi après-midi avec l’ascension du Nivolet permet à Gérard de passer son diplôme de Chamois. Pour mémoire, devenir membre de l’association se mérite et pour cela il faut, entre autre, arriver en courant à la Croix du Nivolet. C’est avec détermination et le souffle un peu court que Gégé touche la Croix tel un spartathlète caressant les pieds de Léonidas. La descente par le col de la Doriaz enflamme un peu les cuisses mais tu m’excuseras Thierry, je n’ai pu résister de narrer à mes deux compères ta descente de février 2008 d’où ton surnom de « boulet ». Au final, 21km / 1300m de D+, belle entrée en matière avant le menu festif de samedi / dimanche.
Samedi matin, arrivée à Pralognan La Vanoise sous un cield’azur mais avec des températures un peu frisquettes (7°), nous nous équipons de nos sacs, bâtons, chaussures nouvelle génération et badigeonnons (moi) de crème solaire. Nous partons gaiement direction refuge Félix Faure sur les traces des caravanes de sel.Le soleil commence à pointer le bout de son nez lors de notre entrée dans le parc et illumine le célèbre lac des Vaches. Les appareils photos crépitent, impossible de ne pas immortaliser cette « mare » blottie au pied de l’aiguille de la Vanoise. Hérald profite d’une descente caillouteuse pour tester à vitesse grand V ses chaussures HOKA. Son impression est sans appel, « on ne sent pas les pierres, bon maintien de la cheville, j’achète.. ».
Au col de la Vanoise, nous stoppons notre effort pour admirer lacs, glaciers, marmottes et sommets environnants, on en prend plein les mirettes. Nous profitons du profil descendant pour courir, le sentier en balcon domine la vallée d’entre Deux Eaux. Au gré d’un virage, un jeune bouquetin nous observe du haut de son rocher, arrêt photos obligatoire.
Nous sommes accueillis au refuge de l’Arpont par un ballet de marmottes. Notre estomac crie scandale, nous engloutissons un sandwich au jambon cru et une bière du Mont Blanc. Je profite de la pause pour tester à mon tour les HOKA, dès les premiers mètres, je suis conquis, les 15km restants le confirmeront.
Le chemin tout en courbe de niveau permet à Gérard de mettre les gaz et nous arrivons sans difficulté au refuge de Plan Sec, terminus de la journée.
Dimanche matin, après s’être abreuvés des conseils du gardien du refuge, nous décidons de rejoindre le col de Chavière par les cols de la Masse et du Ravin Noir. Nous évitons donc la longue descente sur l’Orgère et naviguons à vue dans un cirque magnifique et très sauvage. Gérard obtient même son diplôme d’apprenti montagnard, bravo à toi. Nous sommes totalement seuls, quelques bouquetins nous observent du haut de leur promontoire. Nous jouons aux chamois en sautant de rocher en rocher, nous surfons même sur un névé, quel plaisir d’évoluer dans un tel environnement.
Merci au propriétaire du refuge de Plan Sec de nous avoir recommandés cet itinéraire. Si vous passez par Aussois, arrêtez vous à cette adresse, l’accueil et les prestations sont tip top.
Notre week-end se termine par 13 km de descente avec pause casse-croûte au refuge du Roc de la Pêche. Nous dégustons une assiette de tagliatelles face à la pointe du Génépi, nous sommes aux anges et repartons avec regrets retrouver la civilisation. Nous finissons notre périple à Pralognan au terme de 62km et 3300m de D+.
Merci à Hérald et Gégé pour ces instants de partage et de convivialité, ils m’ont permis d’oublier la réalité du moment.
Je laisse la conclusion à Gérard qui résume parfaitement notre état d’esprit à l’issue de ces trois jours.
Fantastique, merveilleux, grandiose…, pas assez de mots pour toutes ces images d'un week-end inoubliable avec Hérald et Thibaud.
Merci à tous les deux de m'avoir fait découvrir ces paysages fantastiques, avec votre gentillesse tout au long de ces deux jours, et pourtant j'étais un sacré boulet !!
Comme nous l'avons dit ensemble, ça c'est la vraie vie comme je la conçois : Du plaisir en profitant de tous les instants présents.
J'espère bien revivre encore longtemps, bien que je sois Papy , ces moments là.
Thibaud
pattes de chamois ayant oublié la crème solaire
Pendant que quelques chamois s’usaient les sabots sur les cailloux de Vanoise, deux chambériennes battaient les pavés parisiens et les canaux de l’Ourcq et St Martin.

Départ matinal de la capitale de la Savoie.
RER : direction Gare du Nord avec comme mission : trouver une borne de location Vélib.
Temps réglementaire de compréhension : 15mn
Trouver 2 vélos avec tous les accessoires : chaîne, selle, pneus gonflés, … : 15mn

C’est lourd comme un âne mort un vélib !! Mais bon, nous ne sommes pas venues pour faire la course
Départ 10h30 vers le Parc de la Villette puis balade sur les berges des canaux cités ci-dessus : Paris plage, les péniches, les bateaux de croisières, les joggers, les touristes, les pique-niqueurs, les anciens abattoirs, les cinémas, l’Hôtel du Nord, les terrasses, les écluses, les ponts mobiles, le soleil (non là, pas trop),… et puis un chambérien (d’où le titre), Didier de son prénom, on prend une photo pour immortaliser cet anecdote incroyable.

Paris un dimanche au mois d’août, ça fait rêver ! On finirait pas croire que vivre à Paris, c’est possible !

Alors que de nombreux vacanciers traversent la France en voiture, train ou avion pour profiter de la douceur méditerranéenne, le 11 août prochain, une poignée d’irréductibles gaulois tenteront le pari de rallier en courant Roscoff à Gruissan soit 1150km.
Les 18 étapes proposées par Jean Benoît JAOUEN, big boss de la course, sillonneront notre magnifique campagne française au gré d’une rivière, d’un château, d’une montagne ou d’un champ de blé. La finalité de ces « vacances » sportives variera en fonction de la personnalité de chacun. Défi sportif, introspection de soi, rencontres humaines, découverte de la France…... autant de raisons qui permettront à chacun de connaître des joies intenses mais également des doutes, craintes, douleurs voir malheureusement abandons.
Parmi ces « fous du bitume », le Chamois Eric DERIVAZ partira à la conquête d’une troisième étoile. Eric est un pionner de la Transe Gaule, il a essuyé les plâtres avec 15 autres doux dingues lors de l’édition n°1 en 2001. Ils ont rallié Narbonne en portant leur ravitaillement et ont donné envie à des centaines de coureurs dont j’ai fait partie en 2004, malheureusement mes releveurs ont crié au scandale et j’ai du jeté l’éponge à la 9èmeétape. En 2008, Eric s’engagea de nouveau et accomplissait une belle performance en se classant 6ème à plus de 10km/h de moyenne.
Les couleurs des Chamois ainsi que leur message d’espoir seront omniprésents, merci à toi Eric d’être notre porte-parole, nous serons tous derrière et avec toi.
Nous suivrons et encouragerons aussi deux sympathisants Chamois, Laurent St Martin, récent vainqueur de l’Etoile de Myans et Jean Jacques Moros dit Enzo vainqueur de la TG 2004.
Courage à toutes et à tous, nous relayerons vos performances et impressions tous les jours sur notre blog.
Tibo
A quatre semaines de l’UTMB et du Grand Raid des Pyrénées, réaliser un week end choc fin juillet s’intégrait pile poil dans les plans d’entraînement de chacun. L’objectif sportif côtoiera bien sûr les aspects convivialité et amitié, le plaisir de passer un bon moment entre copains étant un des fondamentaux de notre association.
Entre le col de la Vanoise et le refuge de l'Arpont Nos congénères chamois
Trouver un terrain de jeu n’était donc qu’un jeu d’enfants, notre région en regorge. Le choix s’est porté sur le Parc National de la Vanoise où nous pourrons effectuer le Tour des Glaciers et rencontrer nos congénères chamois.
Dôme de Chasseforêt Chemin sous la dent Parrachée
Pour permettre à Gérard d’obtenir son « diplôme de Chamois », nous effectuerons vendredi après-midi l’ascension de la Croix du Nivolet soit 20km et 1300m de D+.
Refuge de Plan Sec Col de la Masse
Samedi, départ aux aurores de Pralognan destination refuge de Plan Sec à Aussois par l’itinéraire normal du TGV soit 36km et 1800m de D+.
Lac de la Partie Col de Chavière
Dimanche, retour sur Pralogan par les cols de La Masse et de l’Orgère soit 36km et 2000m de D+.
Au terme de ces trois jours, un seul Chamois ne sera pas « arrivé en courant à La Croix du Nivolet ». On t’attend avec impatience, Ronan, pour te faire découvrir un de nos parcours fétiches.
Tibo