Mercredi 14 septembre 2011
3
14
/09
/Sep
/2011
12:20
L'auguille de Charlanon et la voie empruntée
Après le calcaire de Vanoise, c'est sur le granit des Aiguilles rouges que nous sommes allés
grimper, Lionel et moi.
L'aiguille verte et les drus
Il aura suffit d'un coup de fil de mon copain, pour que je saute sur l'occasion de me rendre une nouvelle fois à Chamonix. En effet, cela
fait un peu plus d'un an que je ne me suis pas encordé avec lui et je dois dire que j'étais particulièrement ravi que l'on fasse une course ensemble.
Le guide et le Mont Blanc
Après 40' d'approche, nous arrivons au pied de la Charlanon, qui est une aiguille peu élancée et mal individualisée. Du coup elle est
aujourd'hui un peu délaissée, contrairement aux années 60/70 où elle faisait partie des courses à la mode. L'escalade y est variée, aérienne par moment, avec de la recherche d'itinéraire et un
équipement bien souvent à compléter par la pose de sangles, friends, coinceurs câblés.
La difficulté est quant à elle modérée (la course est côté D+/II/5c) et comporte 10 longueurs, pour 250m, avec 1 rappel de
20m à L7.
Cordée dans l'arête
Le massif des aiguilles rouges est particulièrement prisé des grimpeurs, randonneurs, traileurs...pour la beauté exceptionnelle de son
panorama sur le massif du Mont Blanc, c'est un massif qui a su préserver son caractère sauvage et où on peut souvent croiser chamois, bouquetins...Cette fois c'est un aigle que j'ai eu le
privilège d'observer, comme jamais auparavant.
Photo internet
Alors, qu'attaché au relais de L3, j'assurai Lionel, l'oiseau m'est arrivé dessus par le bas est m'est passé à environ 5m au dessus
du casque. Il a ensuite tournoyé en prenant les ascendants juste au dessus de mon perchoir avant de franchir l'arête sommitale en poussant un cri perçant qui résonna sur la falaise, AMBIANCE à me
donner la chair de poule! Je n'ai malheureusement pas pu sortir l'appareil (j'avais Lionel au bout de la corde).
Ce fut une nouvelle fois, une journée qui a tenu toutes ses promesses: amitiés, grimpe, soleil, panorama, faune...
Bruno